C'est bien simple, l'amour n'est qu'une maladie dangereuse. Mortelle pour les gens de constitution fragile, elle peut toutefois ne pas se faire ressentir, ou se camoufler derrière une vilaine grippe. Mais l'amour ne peut être une épidemie, il ne frappe que ponctuellement. C'est alors que notre cerveau se déglingue sévère et nous entraine dans des sentiers sinueux et escarpés. C'était la description scientifique. Si je devais écrire mon point de vue dessus, j'aurais énormement de choses sur le sujet, mais rien sur le mot lui-même. C'est comme lorsque, enfant, on lit un mot très compliqué. On sait l'eppeller, on sait l'écrire, l'énoncer correctement, mais quant à comprendre sa signification, c'est beaucoup plus compliqué, et même incomprehensible. On va voir maman, on lui demande "maman, ça veut dire quoi amour ?", et Maman nous donne un semblant de définition style "c'est quand tu aimes une personne très très fort", et le gosse, qui ne sait pas ce qui l'attend, la croit sur parole. Il ne sait pas que l'amour c'est beaucoup plus que ça.
Aimer quelqu'un, c'est sentir son coeur frapper à chaque fois qu'on voit la personne, à chaque fois qu'on lui parle, qu'on le frôle, qu'on le sent. C'est entendre un tambourinement violent dans les tempes. Aimer quelqu'un, c'est penser à lui nuit et jour, jour et nuit, même pendant l'eclipse. C'est voir dans toutes choses un élément qui la rappelle. C'est la chercher des yeux dans la foule, et puis detourner précipiatemment le regard. C'est écrire son nom sur le sable et le réécrire lorsqu'une vague l'a effacé. Être amoureux, c'est dessiner des coeurs sur les tables, ou regarder les nuages le jour, les étoiles la nuit, en pensant à l'être aimé, regarder les étoiles et se faire des films à longueur de journée, en écoutant des chansons d'amour, ou en regardant des films romantiques.